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Pénurie DRAM : la crise s'installe, et elle contamine tout le PC.

TL;DR : Un an après le début de la "RAMpocalypse", rien ne se calme. Les kits 32 Go DDR5 coûtent 3 à 4 fois leur prix de début 2025, les hausses continuent tout au long du S2 2026, et la contagion gagne les GPU (NVIDIA comme AMD), les SSD et même les CPU. Le vrai soulagement ? Pas avant 2028. On t'explique tout, sans langue de bois.

Maj - Mi-août 2026 : le milieu de gamme GPU trinque le plus, AMD emboîte le pas à NVIDIA

Une nouvelle analyse des tarifs pratiqués chez les gros revendeurs américains confirme ce que beaucoup redoutaient : les prix des RTX 50 ont encore grimpé sur l'été, et pas de façon uniforme. Ce sont les cartes d'entrée et de milieu de gamme qui trinquent le plus (les modèles les plus demandés pour un PC gamer standard), pendant que le très haut de gamme, déjà positionné à des tarifs extrêmes, progresse plus modérément en proportion.

Autre signal à suivre : AMD serait sur le point d'emboîter le pas à NVIDIA. Des documents internes évoquent des hausses de 5 à 20 % sur plusieurs Radeon RX 9000 en Chine, et la tendance se dessine déjà en Europe, où certains modèles se négocient sensiblement plus cher qu'à la mi-juillet. Le principal argument des Radeon, le rapport performances/prix, pourrait s'éroder si la hausse se confirme officiellement chez nous.

Côté mémoire, un basculement inédit : pour la première fois de ce cycle, les prix contractuels du NAND (SSD) augmentent plus vite que ceux de la DRAM (RAM), la demande en SSD d'entreprise pour l'IA absorbant l'essentiel des capacités. Une mauvaise nouvelle pour ceux qui comptaient temporiser sur la RAM en misant sur plus de stockage à la place.

Côté GPU, ce ne sont plus des rumeurs. Début août, MSI, ASUS puis Gigabyte ont officialisé de nouvelles grilles tarifaires en forte hausse sur toute la gamme RTX 50, entrée de gamme comprise, conséquence directe de la flambée de la GDDR6/GDDR7. Ces nouveaux tarifs constructeurs se répercutent progressivement chez tous les revendeurs, au fil des réassorts.

Côté RAM, une (toute petite) bonne nouvelle : TrendForce revoit les hausses du T3 à +13-18 % sur les contrats DRAM (+10-15 % sur la NAND), loin des +40-50 % redoutés en juillet. Attention à ne pas se réjouir trop vite : ce ralentissement ne vient pas d'une offre qui s'améliore, mais d'acheteurs (fabricants de PC, de smartphones) qui refusent d'absorber davantage après des trimestres de hausses massives. Les prix continuent donc de monter... juste moins vite.

Après une accalmie relative au printemps, les prévisions repartent violemment à la hausse. Selon un rapport de Jefferies Equity Research, la mémoire devrait encore prendre +40 à 50 % au troisième trimestre 2026, puis +30 à 40 % au quatrième. À ce rythme, certains kits auront quasiment doublé de prix entre juin et décembre.

Et la contagion s'étend :

Le goulot d'étranglement côté mémoire (VRAM) continue d'impacter la production des GPU. Plusieurs médias pointent un arbitrage industriel logique en cette période de tension sur la DRAM/VRAM : les modèles 16 Go consomment davantage de puces et sont donc plus difficiles à alimenter à grande échelle, ce qui pousse le marché à prioriser des cartes moins "gourmandes" et/ou plus rentables.
Résultat : ruptures fréquentes et réassorts limités sur les 5060 Ti 16 Go / 5070 Ti.

La hausse de la mémoire ne touche plus seulement la RAM et les SSD : elle se répercute sur les cartes graphiques. Le moteur reste l'explosion des coûts mémoire (notamment GDDR/DRAM) dans un marché où la capacité est aspirée par les besoins IA. Sur le terrain, ça se traduit déjà par des tensions de stock sur certaines gammes et des prix qui remontent (Probables mesures de rationnement à venir ? Nous verrons).

Micron, l'un des trois géants mondiaux de la mémoire (avec Samsung et SK hynix), annonce sa sortie complète du marché grand public et la disparition progressive de la marque Crucial (RAM + SSD) d'ici février 2026. Les lignes de production seront réorientées vers les mémoires haut de gamme pour les data centers d'IA (DDR serveur, HBM), dans un contexte déjà marqué par une pénurie mondiale de DRAM et de NAND.

Conséquences concrètes pour toi et pour nous :

  • Encore moins de choix en RAM et SSD (un acteur historique disparaît des rayons).
  • Tensions supplémentaires sur les prix dans un marché déjà en hausse, surtout sur la DDR5 et les SSD performants.
  • Probable retour de modules "no-name" ou rebrandés, utilisant des puces de qualité plus variable.

La situation à mi-2026 : l'IA a tout aspiré, et ça continue

Tu te souviens quand on te disait que l'IA allait tout changer ? Un an plus tard, le constat est sans appel : elle a changé le prix de ta config, et pas qu'un peu.

Les trois gros fabricants mondiaux (Samsung, SK Hynix, Micron, plus de 95 % de la production mondiale de DRAM à eux trois) ont complètement pivoté leur production :
Avant : des tonnes de DDR4 et DDR5 classiques pour nous, les Gamers.
Depuis fin 2025 : les lignes tournent en priorité pour la HBM3e et HBM4 (High Bandwidth Memory), la mémoire ultra-rapide des puces IA (Nvidia Blackwell/Rubin). Micron l'a dit sans détour : ses capacités sont "sold out" pour toute l'année 2026.

Le problème ? Une galette de silicium utilisée pour de la HBM, c'est une galette en moins pour ta DDR5. L'offre grand public s'est effondrée, et les prix ont fait l'inverse.

Où on en est concrètement (mi-août 2026)

La RAM, devenue un poste majeur de ta config
→ Un kit 32 Go DDR5 coûte aujourd'hui 3 à 4 fois son prix de début 2025, toutes marques confondues. Ce n'est plus le composant qu'on ajoute au panier sans réfléchir.
→ La DDR4, en fin de vie et quasiment plus produite, a grimpé encore plus vite en proportion. Les derniers stocks partent au prix fort.

La contagion : GPU (NVIDIA et AMD), SSD, et maintenant CPU
→ Les cartes graphiques embarquent de la GDDR, et les hausses officialisées début août par MSI, ASUS et Gigabyte se confirment sur le terrain, avec une intensité plus marquée sur l'entrée et le milieu de gamme (les cartes les plus demandées) que sur le très haut de gamme. Et AMD semble prêt à suivre le mouvement sur ses Radeon RX 9000.
→ Les SSD ne sont plus épargnés non plus : pour la première fois de ce cycle, les prix du NAND grimpent plus vite que ceux de la DRAM.
→ Même les CPU s'y mettent : Intel a relevé ses prix conseillés de 30 à 50 $ sur les Core Ultra desktop.

Stocks en tension permanente
La visibilité des grossistes se compte en semaines, pas en mois. Les références populaires (kits blancs RGB, latences faibles, GPU d'entrée et milieu de gamme) partent très vite et les réassorts ne sont jamais garantis, ni au même prix.

N'attends pas de promos sur la RAM ou les GPU les plus demandés : il n'y en aura pas. Ce qui est en stock aujourd'hui a été acheté avant les dernières hausses constructeurs. Les prochains arrivages, eux, seront alignés sur les nouvelles grilles. Si tu trouves ce qu'il te faut, ne tergiverse pas.

Pourquoi le prix de la RAM et des SSD augmente ?

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Et maintenant ? Le calendrier de la douleur (S2 2026 → 2028)

Tu espérais une baisse au second semestre ? Mauvaise nouvelle, les analystes ont sorti la calculette :

T3 2026 : les estimations vont de +13-18 % sur les contrats DRAM (TrendForce) à +40-50 % (Jefferies), et même la fourchette basse reste une vraie hausse, après un T2 déjà brutal.
T4 2026 : nouvelle hausse attendue, jusqu'à +30-40 % dans les scénarios les plus pessimistes.
2027 : la hausse ralentit mais ne s'arrête pas, avec +40 à 45 % anticipés sur l'ensemble de l'année.
2028 : premier vrai espoir de détente, avec l'arrivée de la DDR6 et la montée en puissance des fabricants chinois (CXMT, YMTC), qui pourraient augmenter l'offre mondiale de 15 à 20 %.

Subtilité importante : si le rythme ralentit, ce n'est pas parce que l'offre s'améliore, mais parce que les acheteurs (fabricants de PC, smartphones) refusent d'absorber davantage. La mémoire reste en pénurie, et le NAND (donc les SSD) progresse même plus vite que la DRAM depuis peu.

Côté GPU, ce n'est pas mieux : les grilles tarifaires officialisées en août tirent la gamme RTX 50 vers le haut, surtout sur l'entrée et le milieu de gamme, pendant que des fuites évoquent une réduction de 30-40 % de la production, NVIDIA préférant réserver ses wafers et sa mémoire aux puces IA. AMD, longtemps épargné, montrerait les premiers signes d'un alignement sur ses Radeon RX 9000. Le stock existant, constitué avant ces hausses, devient littéralement une denrée rare.

Les recommandations de TopAchat à mi-2026

  • Si ton besoin est réel, achète maintenant. Toutes les projections pointent vers le haut jusqu'à fin 2027 : attendre 3-6 mois a statistiquement plus de chances de te coûter plus cher que l'inverse.
  • Vise juste, pas large. Chaque Go superflu coûte une petite fortune. 32 Go suffisent largement pour le gaming, 16 Go restent viables en 1080p.
  • Accepte une fréquence raisonnable (ex. DDR5-5600 au lieu de 6000+). L'impact en jeu est modéré, le gain sur la facture ne l'est pas.
  • Regarde les configs complètes pré-montées : la RAM et le GPU y sont intégrés à des prix verrouillés avant les hausses, souvent moins cher que les mêmes composants achetés à la pièce aujourd'hui.
  • Le GPU en stock est ton ami, particulièrement en entrée et milieu de gamme. C'est là que les hausses frappent le plus fort : une carte dispo aujourd'hui au prix affiché vaut mieux qu'une hypothétique baisse.
  • Tu peux temporiser malin : une seule barrette en attendant (tant pis pour le dual channel), et tu complètes plus tard avec la même référence.

FAQ - Pénurie de RAM et de composants

Parce que les mêmes usines produisent :

  • la DRAM pour serveurs IA,
  • la DRAM pour PC / portables,
  • et une partie de la DRAM utilisée pour fabriquer la HBM des GPU d'IA.

Quand un gros client IA réserve des volumes gigantesques (ex. projets de méga-data centers représentant une fraction énorme de la production mondiale), les fabricants priorisent ces commandes plus rentables. Micron a même annoncé être "sold out" pour toute l'année 2026.

C'est déjà en partie le cas : en proportion, la DDR4 a grimpé encore plus vite que la DDR5, parce qu'on ne la produit quasiment plus. Concrètement :

  • la production DDR4 s'arrête,
  • les stocks fondent,
  • la demande reste réelle (anciennes plateformes AM4, Intel 12e gen).

Donc : hausse continue et ruptures sur de plus en plus de modèles. Si tu montes un PC neuf, pars sur DDR5 : la DDR4 est un investissement à fonds perdu que tu ne réutiliseras pas sur une future config.

Attendre quoi, exactement ?

Une baisse ? Les analystes annoncent encore des hausses au T3 et au T4 2026, puis +40-45 % sur 2027. La première vraie détente n'est pas espérée avant 2028.
La DDR6 ? Pas d'adoption grand public large avant 2028-2029, et à son lancement, elle aussi sera sous forte demande.

On ne peut pas faire de promesse sur l'avenir, mais tous les signaux actuels pointent dans la même direction : attendre 3 à 6 mois a beaucoup plus de chances de coûter plus cher que l'inverse. Si ton PC actuel tient la route, garde-le précieusement. Si tu dois acheter, achète le nécessaire, maintenant.

Techniquement oui, à caractéristiques égales, mais :

  • c'est souvent une mauvaise idée (instabilités, crashs, profils XMP/EXPO qui ne tiennent pas),
  • dans un contexte de prix élevés, mieux vaut acheter un kit complet cohérent (2×16, 2×32…) que bricoler avec des références différentes,
  • rien n'empêche de compléter plus tard avec le même article.

La mécanique est déjà enclenchée, mais avec une intensité moindre et inégale selon les gammes :

  • GPU : les cartes embarquent de la GDDR6/GDDR7, dont le coût explose. Début août 2026, MSI, ASUS et Gigabyte ont officialisé des grilles tarifaires en hausse sur toute la gamme RTX 50, avec un impact bien plus marqué sur l'entrée et le milieu de gamme (les cartes les plus demandées) que sur le haut de gamme, déjà cher au départ. La production recule aussi de 30-40 % selon les fuites. Et NVIDIA n'est plus seul concerné : des indices montrent qu'AMD prépare des hausses similaires sur ses Radeon RX 9000, jusque-là plutôt épargnées. Pas de flambée x4 comme la RAM, mais une hausse régulière et des stocks qui se raréfient.
  • CPU : c'est le composant le moins touché, mais Intel a déjà relevé ses prix conseillés de 30 à 50 $ sur certains Core Ultra. La demande serveur/IA pèse aussi sur les lignes de production des processeurs.

Moralité : le prix d'une config complète monte sur tous les postes en même temps, GPU et CPU compris. C'est aussi pour ça que les configs pré-montées à prix verrouillé sont devenues intéressantes.